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Charles Dickens

LE MAGASIND'ANTIQUITÉS

Tome II

(1840)

Traduction A. des Essarts

Table des matières

CHAPITRE PREMIER.CHAPITRE II.CHAPITRE III.CHAPITRE IV.CHAPITRE V.CHAPITRE VI.CHAPITRE VII.CHAPITRE VIII.CHAPITRE IX.CHAPITRE X.CHAPITRE XI.CHAPITRE XII.CHAPITRE XIII.CHAPITRE XIV.CHAPITRE XV.CHAPITRE XVI.CHAPITRE XVII.CHAPITRE XVIII.CHAPITRE XIX.CHAPITRE XX.CHAPITRE XXI.CHAPITRE XXII.CHAPITRE XXIII.CHAPITRE XXIV.CHAPITRE XXV.CHAPITRE XXVI.CHAPITRE XXVII.CHAPITRE XXVIII.CHAPITRE XXIX.CHAPITRE XXX.CHAPITRE XXXI.CHAPITRE XXXII.CHAPITRE XXXIII.CHAPITRE XXXIV.CHAPITRE XXXV.CHAPITRE XXXVI.

CHAPITRE PREMIER.

Au moment où nous sommes arrivés, non-seulement nous pouvonsprendre le temps de respirer pour suivre les aventures de Kit,mais encore les détails qu'elles présentent s'accordent si bienavec notre propre goût, que c'est pour nous un désir comme undevoir d'en retracer le récit.

Kit, pendant les événements qui ont rempli les quinze dernierschapitres, s'était, comme on pense, familiarisé de plus en plusavec M. et mistress Garland, M. Abel, le poney, Barbe, et peu àpeu il en était venu à les considérer tous, tant les uns que lesautres, comme ses amis particuliers, et Abel-Cottage comme sapropre maison.

Halte! Puisque ces lignes sont écrites, je ne les effacerai pasmais si elles donnaient à croire que Kit, dans sa nouvelle demeureoù il avait trouvé bonne table et bon logis, commença à penseravec dédain à la mauvaise chère et au pauvre mobilier de sonancienne maison, elles répondraient mal à notre pensée, tranchonsle mot, elles seraient injustes. Qui, mieux que Kit, se fûtsouvenu de ceux qu'il avait laissés dans cette maison, bien que cene fussent qu'une mère et deux jeunes enfants? Quel père vantardeût, dans la plénitude de son coeur, raconté plus de hauts faitsde son enfant prodige, que Kit ne manquait d'en raconter chaquesoir à Barbe, au sujet du petit Jacob? Et même, s'il eût étépossible d'en croire les récits qu'il faisait avec tant d'emphase,y eut-il jamais une mère comme la mère de Kit, du moins autémoignage de son fils, ou bien y eut-il jamais autant d'aisanceau sein même de la pauvreté, que dans la pauvreté de la famille deKit?

Arrêtons-nous ici un instant pour faire remarquer que, si ledévouement et l'affection domestique sont toujours une chosecharmante, nulle part ils n'offrent plus de charme que chez lespauvres gens, les liens terrestres qui attachent à leur familleles riches et les orgueilleux sont trop souvent de mauvais aloi;mais ceux qui attachent le pauvre à son humble foyer sont de bonmétal, et portent l'estampille du ciel. L'homme qui descend denoble race aime les murailles et les terres de son héritage commeune partie de lui-même, comme des insignes de sa naissance et deson autorité; son union avec elles est l'union triomphale del'orgueil et de la richesse. L'attachement du pauvre à la terrequ'il tient à ferme, que des étrangers ont occupée avant lui, etque d'autres occuperont peut-être demain, a des racines plusprofondes et qui descendent plus avant dans un sol plus pur. Sesbiens de famille sont de chair et de sang; aucun alliage d'argentou d'or ne s'y mêle; il n'y entre pas de pierres précieuses; lepauvre n'a pas d'autre propriété que les affections de son coeur;et lorsque, mal vêtu, mal nourri, acc

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